Résumé

Maussier Marbaud Nouveau code du propriétaire et du commerçant… (1846)

De ce que la servitude est un droit d'un fonds sur un fonds, il résulte nécessairement qu'il faut qu'il y ait deux héritages, et, de plus, la servitude s'exerce sur un fonds dont on n'est pas propriétaire. C'est à titre de propriété, et non de servitude, que le propriétaire de deux immeubles jouit de l'utilité que l'un des deux peut retirer de l'autre : la servitude ne commence que lorsque les deux fonds cessent de se trouver dans la même main.
L'héritage auquel la servitude est due, s'appelle héritage dominant; celui qui la doit, héritage servant.
Source : Gallica

Maussier Marbaud Nouveau code du propriétaire et du commerçant… (1846)

Ainsi, le mineur émancipé peut transiger sur ses revenus, il ne le peut pas sur ses capitaux ; la femme séparée de biens, sur son mobilier, et non sur ses immeubles.
On peut transiger sur l'intérêt civil qui résulte d'un délit; la transaction n'empêche pas la poursuite du ministère public.
On distingue bien le préjudice causé par le délit, du délit lui-même : le préjudice est fait à des particuliers, c'est à eux à en demander la réparation ; le délit trouble l'ordre public et blesse la société, c'est à elle à en poursuivre la vengeance.
Source : Gallica

Maussier Marbaud Nouveau code du propriétaire et du commerçant… (1846)

Les enfants naturels ne sont point héritiers, la loi ne leur accorde de droit sur les biens de leur père ou mère décédés, que lorsqu'ils ont été reconnus.
Le droit de l'enfant naturel sur la succession de ses auteurs n'est donc point un droit héréditaire proprement dit : « C'est, dit M. Toullier, un droit comparable à celui » du légataire à titre universel. »
Du reste, les enfants naturels n'ont aucun droit sur les biens des parents de leur père et mère, avec lesquels ils n'ont aucune relation de parenté civile.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature