Résumé

Édouard Maguéro La contribution sur les bénéfices de guerre… (1917)

L'impôt, en effet, s'établit et se perçoit d'après la situation de fait sans qu'il y ait lieu de s'attacher trop étroitement à certaines subtilités juridiques. Or, si une entreprise peut prouver devant la commission de taxation qu'elle possède la totalité ou la presqué totalité des actions d'une société étrangère et que celle-ci, sous l'apparence de l'autonomie, est dans une complète dépendance de la maison mère, l'équité commande de distraire de la masse imposable les bénéfices réalisés par cette filiale qui constitue, en réalité, une simple succursale.
Source : Gallica

Édouard Maguéro La contribution sur les bénéfices de guerre… (1917)

Le principe d'une taxe sur les bénéfices de guerre étant admis, à qui cet impôt doit-il s'appliquer? C'est la première question à résoudre.
On peut concevoir la taxe comme se superposant à l'impôt sur le revenu et frappant, suivant un taux plus élevé que celui de la loi du 15 juillet 1914, l'ensemble des revenus de tous les contribuables. Il n'y aurait pas, dans ce cas, à rechercher le chiffre du revenu an térieur à la guerre et la contribution apparaîtrait comme une simple majoration de l'impôt créé par la loi de 1914.
Source : Gallica

Édouard Maguéro La contribution sur les bénéfices de guerre… (1917)

Mais j'ai dû constater moi-même ensuite qu'il était difficile de ne pas faire porter cette redevance sur le remboursement des capitaux et sur l'amortissement, parce qu'elle doit être proportionnelle, non au revenu distribué, mais au revenu réel, non pas aux bénéfices distribués, mais aux bénéfices réalisés. C'est sans doute un emploi très sage que l'on fait ainsi de ces bénéfices que de les affecter à l'amortissement plus rapide des capitaux d'exploitation, mais ce que nous voulons atteindre, ce n'est pas le revenu des valeurs, c'est le revenu de la mine.
Source : Gallica

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