Résumé

Jean Villot La réforme de la contribution des patentes… (1935)

Avant la guerre, ils acceptaient sans se plaindre la patente d'Etat. Impôt de quotité, elle échappait aux reproches d'inégalité adressés aux impôts de répartition. Assise sur les signes extérieurs, les contribuables l'acquittaient sans avoir à participer à son assiette, à dévoiler le secret de leurs affaires. Ils acceptaient le vieux système fiscal, entré dans les mœurs depuis plus d'un siècle. La patente était devenue un élément normal des frais généraux des entreprises,
répercuté sur la clientèle.
Source : Gallica

Jean Villot La réforme de la contribution des patentes… (1935)

L'impôt sur le revenu réel au contraire est souple ; il se modèle sur la matière imposable, la suit dans ses fluctuations : la justice et l'élasticité sont ainsi mieux assurées. La tranquillité du contribuable, le souci d'éviter tout arbitraire, étaient des considérations des plus respectables. Mais depuis que fonctionnent à peu près normalement des impôts assis sur le bénéfice réel, d'après des déclarations obligatoires et contrôlées, comment concevoir que subsiste, à côté, établi par les mêmes agents, un impôt qui ignore ce que le contrôleur connaît par la déclaration des intéressés ?
Source : Gallica

Jean Villot La réforme de la contribution des patentes… (1935)

L'imposition suppose l'exercice d'une profession, c'est-à-dire l'accomplissement effectif et habituel des opérations que comporte normalement une profession. La patente frappe le revenu professionnel à l'exclusion des gains résultant de faits accidentellement exécutés.
La patente n'est donc pas, en principe, comme on le dit assez communément, un impôt sur les commerçants: elle est un impôt général sur l'ensemble des professions.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature