Patente (impôt)

Définition et enjeux

Jean Fieschi-Vivet La réforme de l'impôt des patentes… (1935)

La patente est donc un impôt payé par les commerçants, les industriels, les titulaires de charges et offices (notaires, avoués, greffiers, huissiers, avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation) et accessoirement par un petit nombre de professions libérales : médecins, dentistes, avocats, architectes, vétérinaires...
Etudions maintenant l'assiette de l'impôt 3.
La patente est un impôt de quotité qui comprend deux droits : un droit que l'on appelle fixe, bien qu'il varie quelquefois, et un droit proportionnel.
Source : Gallica

Jean Villot La réforme de la contribution des patentes… (1935)

La patente, impôt réel, est assise sur des signes extérieurs, qui ne tiennent aucun compte des facteurs personnels à chaque contribuable, elle frappera de droits identiques deux commerçants, bien que leurs gains soient très différents. Le principe de l'égalité fiscale, de l'imposition d'après les facultés, n'est pas respecté.
D'autre part, le défaut de la souplesse de la méthode des signes extérieurs a fait de la contribution des patentes un impôt un peu momifié, impuissant à suivre pas à pas l'évolution technique et juridique des entreprises, ni les transformations du régime mo-nétare.
Source : Gallica

Jean Villot La réforme de la contribution des patentes… (1935)

L'imposition suppose l'exercice d'une profession, c'est-à-dire l'accomplissement effectif et habituel des opérations que comporte normalement une profession. La patente frappe le revenu professionnel à l'exclusion des gains résultant de faits accidentellement exécutés.
La patente n'est donc pas, en principe, comme on le dit assez communément, un impôt sur les commerçants: elle est un impôt général sur l'ensemble des professions.
Source : Gallica

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