Résumé

Adolphe Jollivet Observations sur un projet d'ordonnance relatif au pécule et au rachat des noirs dans les colonies françaises… (1844)

On n'a jamais vu le maître se refuser au rachat de ses esclaves ; il s'est toujours montré jaloux d'encourager l'esprit d'ordre et d'émulation, en leur offrant l'appât de la liberté : mais si, à une convention volontaire, vous substituez un droit ; si vous méconnaissez la générosité du maître, ne craignezvous pas qu'il empêche l'esclave de se fermer le pécule sans lequel il ne pourra jamais se racheter ; ne craignez - vous pas que l'esclave, à son tour, n'emploie le vol, le désordre, pour arriver au rachat?
Source : Gallica

Adolphe Jollivet Observations sur un projet d'ordonnance relatif au pécule et au rachat des noirs dans les colonies françaises… (1844)

L'esclave qui devient libre n'améliore pas son état, il en change; il était assimilé, par la législation, à une chose, il devient une personne; il arrive à la jouissance de tous les droits civils et politiques. Tous les liens de subordination qui l'attachaient à son maître sont rompus; tous les droits que le maître avait sur l'esclave sont anéantis sans son consentement; on ne peut donc sérieusement soutenir qu'un changement d'état aussi complet laisse intacts les droits acquis; et il faut reconnaître que le rachat forcé, non plus que le pécule légal, n'est du domaine de l'ordonnance.
Source : Gallica

Adolphe Jollivet Observations sur un projet d'ordonnance relatif au pécule et au rachat des noirs dans les colonies françaises… (1844)

Parce que le pécule de tolérance ne présenté que des avantages; parce que le pécule légal aurait, pour l'esclave comme pour le maître, les plus fâcheuses conséquences.
Le pécule de tolérance est presque toujours le fruit de l'industrie et de la bonne conduite de l'esclave. Il ne cherche point à l'acquérir par des voies illicites, son maître pouvant le lui retirer sur un simple soupçon ; le maître s'y intéresse, il prend plaisir à le voir s'accroître; il sent que si son esclave est dans l'aisance, si sa case est commode et bien meublée, il travaillera avec plus d'ardeur
Source : Gallica

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