Résumé

Émile Gossot Mlle Sauvan, première inspectrice des écoles de Paris… (1877)

Rien ne coûtait à Mlle Sauvan, maîtresse d'institution, pour établir chez elle cette influence heureuse si nécessaire au progrès des études, et qu'une seule bonne élève suffit parfois à faire naître et à entretenir parmi ses compagnes. « Ah ! s'écrie-t-elle, en s'adressant aux institutrices, soyez aussi jalouses de
l'amélioration de vos enfants que d'autres pourraient l'être des progrès de leurs élèves, et récompensez les vertus du cœur et du caractère, comme on récompense ailleurs les dons brillants de l'esprit et la supériorité des facultés intellectuelles. »
Source : Gallica

Émile Gossot Mlle Sauvan, première inspectrice des écoles de Paris… (1877)

Ce n'est pas dans les loisirs d'une surveillance aisée et d'un enseignement presque nul que se forme le bon instituteur. Il lui faut, et cela ne manque pas à un maître vigilant, des obstacles à vaincre, des natures rétives à discipliner, des penchants mauvais à redresser, à corriger, enfin des intelligences fermées à ouvrir par l'intérêt et la variété qu'il sait mettre dans son enseignement. C'est toute une étude longue et pénible, que la méthode mutuelle n'exigeait qu'à demi, et qui n'est pas moins profitable aux maîtres qu'aux élèves.
Source : Gallica

Émile Gossot Mlle Sauvan, première inspectrice des écoles de Paris… (1877)

C'est ce qu'il exprime d'une manière heureuse dans une lettre à Mlle Sauvan, datée d'Amsterdam 1818.
« Je ne crois pas, dit-il, comme Mme de Staël, que le malheur diminue en nous l'attachement; mais je crois qu'il est comme le creuset qui épure les métaux; que mille goûts qu'on croyait des passions s'évanouissent; que les liens de société, qu'on prenait pour de l'amitié, se brisent, et qu'il ne reste plus en nous que ces affections pures et profondes qui deviennent les éléments d'une autre vie morale. »
Source : Gallica

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