Résumé

Ambroise Rendu Code de l'enseignement primaire obligatoire et gratuit… (1883)

D'une part, pour que l'élève se pénètre de ce respect de la loi morale qui est à lui seul toute une éducation, il faut, premièrement, que par son caractère, par sa conduite, par son langage, il soit lui-même le plus persuasif des exemples. Dans cet ordre d'enseignement, ce qui ne vient pas du coeur ne va pas au coeur. Un maître qui récite des préceptes, qui parle du devoir sans conviction, sans chaleur, fait bien pis que perdre sa peine, il est en faute : un cours de morale régulier, mais froid, banal et sec, n'enseigne pas la morale parce qu'il ne la fait pas aimer.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Code de l'enseignement primaire obligatoire et gratuit… (1883)

Est-il besoin de rappeler que l'instruction obligatoire n'a rien qui ressemble à l'école obligatoire ? que si le but est fixé, les moyens sont libres ? que la seule obligation imposée à l'enfance est d'acquérir le minimum de connaissances que la première loi de 1791 appelait si bien « les parties d'enseignement indispensables pour tous les hommes?» et qu'enfin l'on n'empiète ni sur la liberté du père de famille, ni sur celle de l'enfant, en déniant à celui-ci le droit à l'ignorance, en refusant à celui-là la liberté illimitée de l'exploitation ?
Source : Gallica

Ambroise Rendu Code de l'enseignement primaire obligatoire et gratuit… (1883)

Or, admettra-t-on jamais, que le père, obligé, de par la loi, de faire donner à son enfant l'instruction primaire, soit également contraint de l'envoyer dans une école où l'instituteur, oubliant son rôle, prêcherait l'irréligion et l'athéisme ?
Tolérera-t-on jamais, dans un pays libre, que le père n'ait pas le droit de reprendre son enfant, afin de le soustraire à de détestables influences? Le père de famille a charge d'àmes. Son droit de contrôle ne saurait être discuté, car il est responsable devant Dieu.
Source : Gallica

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