Élisabeth Brossin de Méré

Résumé

Élisabeth Brossin de Méré Vie et amours de Marion Delorme… (1822)

Il y avait environ trois ans que Desbarreaux nous avait quittés : j'avais remarqué un grand changement dans ses opinions. Il ne pouvait plus douter qu'il n'y eût un être parfait et éternel, depuis qu'il avait vécu dans l'intimité de lord Chesler : une si noble créature ne pouvait devoir son existence au hazard. Peu à peu notre ami sentait la faiblesse et l'absurdité de son système; mais son coeur s'opposait aux progrès de la vérité. Il n'avait pu éteindre l'amour qu'il me conservait, et que mes noeuds avec le lord rendaient criminel.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Vie et amours de Marion Delorme… (1822)

Dorothée, qui craignait de rester seule en Poméranie, m'engageait à prendre soin de ma santé, et à ne point m'abandonner à l'ennui ; mais cela, m'était bien difficile. Je n'avais pas un livre anglais ou français, j'entendais si difficilement l'allemand, que pour lire des ouvrages écrits dans cette langue, c'était un travail des plus pénibles. Il en était de même de la conversation. Je parlais mal, et je n'entendais pas la moitié de ce que l'on disait, et ces deux privations m'étaient insupportables. Ulric passait les journées à la chasse, le soir à table.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Vie et amours de Marion Delorme… (1822)

Lord Chester ! lord Chester, était-ce ainsi?.... mais regrets superflus ! J'ouvris : il se précipita dans mes bras avec l'ardeur la plus vive. Il était le plus bel homme que l'on pût voir, pas plus de trente-six ans. Je me sentis entraînée malgré moi , et j'oubliai le chef de brigands, pour ne voir que l'époux passionné le plus digne, par ses qualités extérieures , de faire partager son ivresse.
Source : Gallica

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