Résumé

Portrait de Jane Austen Jane Austen L’Abbaye de Northanger

De nouvelles idées se présentèrent à l’esprit de Catherine. C’est un messager de Woodston, s’écria-t-elle, aussi pâle que l’était son amie.
— Non, ce n’est point cela, répondit Éléonore, en la regardant avec la plus tendre pitié ; il n’est venu personne de Woodston : c’est mon père lui-même... Sa voix s’affaiblit, ses yeux se baissèrent en prononçant ces derniers mots. Ce retour si inattendu suffit seul pour causer à Catherine une palpitation qui dura quelques momens ; elle crut qu’il ne pouvait rien y avoir de pire. Elle garda le silence.
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Portrait de Jane Austen Jane Austen L’Abbaye de Northanger

Le soir du départ de Henri, il était onze heures qu’elles étaient encore à causer, sans se douter qu’il fût si tard. Onze heures ; c’était une heure indue à Northanger.
Elles se retiraient, lorsqu’il leur sembla entendre le bruit d’un carosse. Le son de la cloche d’entrée leur prouva qu’elles ne s’étaient pas trompées. Après le premier mouvement de surprise, elles cherchèrent qui ce pouvait être ; Éléonore pensa à la fin que c’était son frère aîné qui arrivait souvent à pareille heure, malgré l’inconvenance qu’il y avait à déranger tout le monde. Elle quitta Catherine pour aller le recevoir.
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Portrait de Jane Austen Jane Austen L’Abbaye de Northanger (1817)

Enfin Miss Tilney put parler ; elle fit à Catherine les instances les plus affectueuses et les plus engageantes, à la suite desquelles, les choses furent en quelques minutes, arrangées comme si l’on avait reçu le consentement de Fullerton.
Les événemens de la veille et du jour avaient fait éprouver à Catherine les divers sentimens de l’incertitude, du plaisir et de la contrariété ; maintenant elle ne ressentait plus que celui du bonheur. Dans le ravissement de son âme, le cœur plein de Henri, l’imagination frappée du nom de Northanger-Abbaye, elle courut chez elle pour écrire à son père.
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