Jane Austen

Jane Austen

Résumé

Portrait de Jane Austen Jane Austen La Famille Elliot

Les environs de Lyme sont fort beaux ; je me promenais beaucoup. Plus je voyais ce pays, plus je l’admirais. La nature y déploie à-la-fois ce qu’elle a de plus sublime et de plus gracieux.
— J’aimerais beaucoup à retourner à Lyme, dit Alice.
— En vérité ? reprit vivement Wentworth ; je pensais, au contraire, que vous aviez pris cette ville en horreur. L’événement cruel dont vous fûtes témoin, l’embarras, le chagrin, les peines qu’il vous causa... Il me semblait, miss Elliot, que la dernière impression que vous reçûtes à Lyme devait vous empêcher de songer à le revoir.
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Portrait de Jane Austen Jane Austen La Famille Elliot (1818)

Et ne prouve-t-il pas par là qu’il croit mon amitié pour lui bien plus solide que son amour ? Le bon Wentworth écrit à Londres pour cet objet. » Sa voix baissa, et ses lèvres tremblantes ajoutèrent : « Pauvre Fanny ! elle ne l’aurait pas oublié si tôt !
— Non sûrement, répondit Alice avec sensibilité, je puis aisément le croire.
— La légèreté n’était pas dans son caractère, reprit Harville ; elle l’adorait, et comptait sur sa constance comme sur la sienne propre.
— La légèreté, dit Alice, n’est jamais naturelle chez une femme qui aime véritablement. »
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Portrait de Jane Austen Jane Austen La Famille Elliot (1818)

Wentworth, qui l’avait relevée, était à genoux, la soutenant dans ses bras, ses regards attachés sur elle dans une agonie silencieuse : aussi pâle que Louisa ; son regard égaré peignait l’angoisse de son âme.
« Elle est morte ! elle est morte ! » s’écriait Maria en serrant avec force son mari, immobile et muet de désespoir. Henriette, succombant sous cette cruelle conviction, voulut d’abord courir à sa sœur, mais ses sens l’abandonnèrent, et elle aurait roulé l’escalier, si M. Bentick et Alice ne l’avaient retenue.
« Ne peut-on avoir aucun secours ? »
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