Résumé

Charlotte de Bournon Malarme Peut-on s'en douter ? ou Histoire véritable de deux familles de Norwich… (1802)

M. Growell courut à lui les bras ouverts. — Eh bien ! mon cher Lord ? — Vous voyez mon affreux désespoir, il vous apprend que la mort seule mettra un terme à ma misere. — Ingrat! dit tendrement mistress Growell , vous n'avez donc au monde personne qui vous intéresse : vos enfans, vos amis seroient-ils pour vous des objets indifférens?— Pardon, mistress Growell, croyez que je sens tout le prix de votre précieux attachement; mais être privé, sans doute pour toujours, de ma Lucrétia, de l'épouse aimable qui a fait le bonheur de ma vie, est un tourment que je ne puis supporter.
Source : Gallica

Charlotte de Bournon Malarme Peut-on s'en douter ? ou Histoire véritable de deux familles de Norwich… (1802)

Godwin se récria sur une époque aussi éloignée, il pria, supplia, tout fut inutile. Clara ne voulut pas rabattre un seul jour, et Godwin ne pouvant, rien obtenir de mieux, fut forcé de céder à la volonté de sa souveraine.
Clara n'avoit pas cru devoir confier à Ancelina l'état actuel de son coeur ; ainsi, ce n'étoit pas le cas de lui parler de l'arrangement fait avec son frere; il est des confidences qui coûtent même à l'amitié.
Source : Gallica

Charlotte de Bournon Malarme Peut-on s'en douter ? ou Histoire véritable de deux familles de Norwich… (1802)

Ce doux entretien fut interrompu par le bruit d'une musique villageoise, c'était les paysans de Milborn-Hall, qui venoient se joindre aux habitans du château , pour célébrer le retour de Myladyr. Elie crut devoir reconnoître une preuve aussi touchante de dévouement, en se montrant à ces braves gens. Dès qu'elle parut sur le perron, tous s'écrièrent: — La voilà, la voilà , vive Mylady, et béni soit à jamais Thomme estimable qui nous l'a ramenée ! — Voici qui vous regarde , dit Mylord, en s'adressant à M. Grimsby, qui se tenoit derriere.
Source : Gallica

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