Élisabeth Brossin de Méré

Résumé

Élisabeth Brossin de Méré La Fille sans souci, par M. de Faverolles… (1818)

Madame Gendron entra; elle voulut prendre avec moi un air grave et imposant, comme à notre première aventure , mais les circonstances étaient fort différentes ; aussi je pris la chose beaucoup plus légèrement. M. Gendron m'a dit, Madame, que vous aviez eu la bonté d'être affectée de l'aventure d'hier;
Je vous remercie de votre intérêt; heureusement cette affaire n'a pas eu de suites.... —Aucune! et ce duel? — Quand personne ne meurt, cela n'est rien. — Vous avez, Mademoiselle, des manières de penser si extraordinaires, qu'on n'a rien à vous dire
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré La Fille sans souci, par M. de Faverolles… (1818)

Je remerciai madame Gendron de ses attentions; elle me dit quelques mots insignifians. Je l'assurai que je lui renverrais Julie le plus promptement possible. Je croyais que Rosalie viendrait m'embrasser; elle ne leva pas les yeux de dessus son métier. Je fis quelques avances à mon vieux tuteur; il se recula. Une révérence bien froide finit cette ridicule scène. Comme j'étais déjà dans le vestibule, Laurent s'y trouva.
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Élisabeth Brossin de Méré La Fille sans souci, par M. de Faverolles… (1818)

Pourquoi M. d'Herbain est-il venu me parler? me dire mille choses offensantes et ridicules, et enfin , vouloir m'emmener ? Si c'est lui qui est blessé , il n'aura que ce qu'il mérite ; mais ce qui me contrarie, c'est d'avoir quelques obligations à d'Orsonville; car, enfin, il a été le seul qui ait pris ma défense. Je ne crois pas, d'après cela, que je puisse l'accuser auprès de Rosalie ; mais s'il la rend malheureuse , ils s'arrangeront. Je hais de me mêler des affaires des autres ; chacun pour soi
Source : Gallica

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