Élisabeth Brossin de Méré

Résumé

Élisabeth Brossin de Méré Eugène de Nerval, ou le Tuteur infidèle… (1815)

J'étais eh habit de voyage , sans deuil, ni aucun signe de tristesse ; de fort loin , je lui fis des signes avec mon mouchoir : elle les vit , me reconnut , et s'écria avec des transports de joie inexprimables : les voilà ! les voilà ! M. Brisard , les voilà ! Oui, c'est Eugène , c'est bien lui, répondit il, ce cher enfant ! vous allez l'embrasser dans un instant ; et retenant avec effort des larmes de sang qui retombaient sur mon coeur, je courus à elle, je la pressai dans mes bras, je l'embrassai mille et mille fois.
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Eugène de Nerval, ou le Tuteur infidèle… (1815)

M. Brisard entra en ce moment , et voyant que ma mère et moi nous pleurions, il nous demanda avec inquiétude quel était le sujet de nos larmes. Le malheur affreux , reprit M. de Gersac, avec un sourire sardonique , d'aller ce soir ou demain , au plus tard , au collége. — Comment serait-il possible , me dit M. Brisard , que vous soyez si peu raisonnable , de ne pas vous soumettre à une chose indispensable !
Source : Gallica

Élisabeth Brossin de Méré Eugène de Nerval, ou le Tuteur infidèle… (1815)

A ce mot d'éducation, St.- Firmin ne put retenir des éclats de rire. — Ton éducation , Nerval ! tu vas achever ton éducation ! mais vraiment il m'est avis qu'il est bien temps à dix huit ans; tout à-l'heure , ne vas-tu pas recommencer tes classes, un peu de latin , du grec , des versions , de la rhétorique? Oh ! tu n'as pas d'idée combien cela réussit dans le monde , et comment tu t'amuseras avec tout cela. Mais je t'en prie, laisse moi rire , je ne t'imaginais vraiment pas de cette candeur-là, et j'espère au moins que je te verrai , lorsque tu seras
en récréation.
Source : Gallica

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