Résumé

Mme Ve Ravinet Mémoires d'une créole du Port-au-Prince… (1844)

LA COMTESSE. — Le vent ne leur nuit pas tant que vous pensez : cette toile est à claire-voie: le vent passe tout au travers, et la déchire rarement. Ce qui les désole le plus c'est la pluie; mais comme le tissu de leur toile est fort clair, la dépense en est petite , et elles ont toujours de quoi fournir au besoin un réseau tout neuf. Voilà, monsieur le chevalier, ce que je sais de l'araignée dès jardins.
Source : Gallica

Mme Ve Ravinet Mémoires d'une créole du Port-au-Prince… (1844)

Je n'ai pas de fortune à te donner, à moins que le bonheur ne te destine un mari laborieux et intelligent qui se laisse guider par mes conseils, pour faire valoir ce que nous avons à Saint-Domingue. Un mari peut y trouver de grandes ressources et te rendre fort riche ; jusque-là il faut que tu aides ton sexe à étendre les limites trop bornées où on retient les femmes dans l'emploi des facultés qui leur sont propres. Ne vois-tu pas, ma fille, que les hommes, outre le privilége des hautes fonctions du génie, s'emparent des états qui devraient être réservés exclusivement à ton sexe?....
Source : Gallica

Mme Ve Ravinet Mémoires d'une créole du Port-au-Prince… (1844)

Ce rêve qui m'avait laissé l'idée d'enfans végétaux, adoptés par les papas et mamans, me fut expliqué scientifiquement pour ne pas éveiller ma curiosité sûr leur nature véritable. Plus tard il fit l'éloge de la réponse que Jean-Jacques, dans son Emile, met dans la bouche d'une mère à sa fille curieuse de savoir comment on accouche (1) . Être mère, est le premier désir de la femme, voilà pourquoi l'idéal fait l'amour enfant : c'est le rêve qui la berce, c'est sa poupée! L'amour est le souffle de l'âme (esprit voulant se réaliser)
Source : Gallica

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