Simon Louis Pierre de Cubières

Résumé

Simon Louis Pierre de Cubières Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)

Enlève-t-on à cette coquille le drap marin qui l'enveloppe, on la trouve encore couverte d'une agréable pellicule ondulée, de couleur fauve. Lui arrache-t-on celle-ci, elle fait alors briller au regard surpris, une nacre du plus bel éclat.
On incruste ces coquilles en or ou en argent, pour en faire de belles coupes; les sauvages en tirent un grand parti, par tous les ustensiles qu'ils en forment.
C'est de son noyau, du centre de sa volute, que sont faites ces charmantes coques de perles que
nous voyons suspendues aux oreilles des femmes.
Source : Gallica

Simon Louis Pierre de Cubières Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)

En brisant la pierre dans laquelle est renfermé ce coquillage, on voit que le trou qui lui a servi à y pénétrer, se prolonge en forme d'entonnoir jusqu'à la loge de la coquille.
La variété des nuances, l'éclat des orients, la richesse de la robe, deviennent inutile à celui qui se voue à une éternelle solitude ; aussi la PHOLADE laisse-t-elle à L'OLIVE le charme des couleurs et ne dispute point au BURGAU le ton resplendissant de sa superbe nacre; une couleur modeste est celle qui lui convient.
Source : Gallica

Simon Louis Pierre de Cubières Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)

La POURPRE est non - seulement hérissée de pointes qui lui servent d'armure à opposer à son agresseur ; mais encore, lorsqu'au milieu de l'onde elle est poursuivie par un ennemi plus fort ou mieux armé qu'elle, cette liqueur purpurine dont nous avons parlé, lui devient, dans cet instant, d'une heureuse ressource; elle en lâche quelques gouttes qui, se mêlant à l'eau qui l'environne, en obscurcit la limpidité; et à la faveur de cet épais nuage, elle se dérobe à la voracité du poisson qui la poursuit, ou à l'adresse du pêcheur qui croit l'atteindre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature