Alphonse Fresse-Montval, Jules-Joseph : pensée intime. T. 2 (1835)
“ Madame, dit-il à Eusébia, ayez la bonté, je vous prie, d'éloigner Eulalie pour un instant. Il mit, à prononcer ce peu de mots, une inflexion de voix si douce et si suppliante, qu'Eusébia en fut émue jusqu'au fond de l'ame; puis elle leva les yeux sur lui, et, s'apercevant qu'il partageait son émotion, elle rougit subitement, car elle se rappela leur rencontre chez Rosine et leur tête-à-tête dans le parc des Herbiers. Une sorte de crainte vague la saisit au coeur et le lui comprima ; le sang lui monta à la tête avec abondance et lui fit retentir dans les tempes de fortes et rapides pulsations ”
