Arsène Houssaye

Arsène Houssaye

Résumé

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye La Vertu de Rosine (1852)

En amour, il n’y a que l’impossible qui soit possible.
Oui, on s’embrassait. Quand Edmond La Roche — qui était bien le plus insouciant et le plus volage des cœurs du pays latin — avait vu que Rosine était partie, soit qu’il n’espérât plus la retrouver, soit qu’il craignît de perdre à jamais la Folie Amoureuse, soit qu’il s’amusât à ce jeu irritant de passer de la fureur à l’amour, il s’était ressaisi de la main de sa maîtresse, — cette main qu’il avait brisée sous la sienne, — mais cette fois avec le doigté le plus caressant du monde.
Source : Wikisource

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye La Vertu de Rosine (1852)

Quoi qu'il arrive, jamais je ne consentirai à faire un marché de mes enfants. Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, c'est la volonté du ciel ; s'ils se trompent de chemin, cela ne me regarde plus.
Le tailleur de pierres partit pour son travail ;
Rosine sortit du cabinet d'un air abattu ; la pauvre mère vint à elle. A cet instant les enfants, à peine éveillés, l'appelèrent par leurs cris ; elle pensa avec angoisse aux tristes jours d'hiver qu'ils allaient traverser.
– Faudra-t-il donc, dit-elle en regardant Rosine, que, pour l'honneur de celle-ci, je laisse mourir tous les autres de faim !
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye La Vertu de Rosine (1859)

En se retrouvant dans la rue des Lavandières, Rosine se rappela toutes les scènes de son enfance; l'horrible misère vint lui ressaisir le coeur; elle s'étonna d'avoir pu vivre si longtemps côte à côte avec la pauvreté, dévorant un morceau de pain mouillé de larmes.
— Oui, mourir ; car je n'aurai jamais la force de vivre là-haut dans une pareille désolation.
Elle monta l'escalier, le coeur tout défaillant. Où était-il, ce coeur qui, la veille, dans l'escalier d'Edmond La Roche, battait avec tant d'espérance?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature