Nicolas Martin

Résumé

Nicolas Martin,  Poésies de N. Martin (1867)

“ « Rien en mon cœur n'est effacé ; Regardez dans mes rêveries: Triste & doux y rit le paffé.
v Si moins forte est mon espérance Dans l'amour & dans l'amitié, Moins vive est aussi ma souffrance, Et plus profonde ma pitié.
« J'ai vu le monde & connais l'homme.
De son rêve & de son orgueil J'ai mesuré le néant, comme Le matelot fonda l'écueil.
« Et maintenant, poète aufière.
Dédaignant toute vanité, Ou je crois fage de me taire, Ou je chante la vérité.
« Le peu de couleurs qui me reste, Je veux déformais l'employer A faire aimer le fort modeste Et resplendir l'humble foyer. »
”
Source : Gallica

Nicolas Martin,  Poésies de N. Martin (1867)

“ Terre de l'espérance & de l'antique foi, Allemagne, Allemagne , oh! mon cœur est à toi.
Et parfois j'aimerais , pélerin sur ces rives, Aller me rafraîchir aux légendes naïves S'épanchant des récits du simple villageois, Comme un flot transparent qui jaillit dans les bois.
Un matin de printemps je partirais sans doute, Laissant la fantaisie au loin frayer ma route ; Et j'aimerais surtout, le foir, à m'arrêter Au toit dont l'hôte heureux me prierait de rester; Car toujours l'étranger laisse, en quittant le chaume, Comme l'encens au vase, un parfum qui l'embaume.
”
Source : Gallica

Nicolas Martin,  Poésies de N. Martin (1867)

“ Du fer que le soleil faire au loin rayonner!
Lui seul peut tout guérir, lui seul peut tout résoudre.
Si je meurs en héros, Dieu voudra bien m'absoudre : L'héroïsme & l'amour feront tout pardonner.
LA LIBERTÉ.
J'erre au profond des bois, pour retremper mon âme; Car je veux te servir , austère Liberté , 0 fille du Devoir & de la Vérité!
Et le cœur pur & fort peut seul garder ta flamme.
Et je fonge aux vertus que ton culte réclame, Au saint amour du juste & de l'humanité , Au mépris de la mort & de la pauvreté, A tous ces trépieds d'or qui font resplendir l'âme.
”
Source : Gallica

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