Nicolas Martin, Poésies de N. Martin (1867)
“ « Rien en mon cœur n'est effacé ; Regardez dans mes rêveries: Triste & doux y rit le paffé. v Si moins forte est mon espérance Dans l'amour & dans l'amitié, Moins vive est aussi ma souffrance, Et plus profonde ma pitié. « J'ai vu le monde & connais l'homme. De son rêve & de son orgueil J'ai mesuré le néant, comme Le matelot fonda l'écueil. « Et maintenant, poète aufière. Dédaignant toute vanité, Ou je crois fage de me taire, Ou je chante la vérité. « Le peu de couleurs qui me reste, Je veux déformais l'employer A faire aimer le fort modeste Et resplendir l'humble foyer. » ”
