Frédéric Kohn-Abrest

Résumé

Frédéric Kohn-Abrest Zig-zags en Bulgarie (1879)

Le colonel Pawlosk, commandant la place, les officiers, les médecins de l’hôpital s’étaient mis sous les armes, on avait commandé un bataillon d’infanterie avec la musique. Des agents de police en grand nombre contiennent le public, qui cherche, mais en vain, à enfreindre la consigne, et à se répandre sur le quai.
A l’heure annoncée le train entre en gare, la musique joue l’hymne national, le drapeau s’incline et les militaires poussent des hourrahs étourdissants. La portière d’un wagon s’ouvre et l’empereur paraît, fatigué, visiblement impatienté, de fort mauvaise humeur.
Source : Gutenberg

Frédéric Kohn-Abrest Zig-zags en Bulgarie (1879)

Cela fait l’effet d’un baume ; les poumons se dilatent, le pouls bat plus fort, on respire avec volupté l’air chargé des senteurs encore toutes fraîches et pénétrantes du printemps.
Mais, pareille à une coquette parée de tous ses atours, qui se fait un jeu d’exciter l’admiration, puis qui se dérobe au moment où elle vient d’allumer les désirs, le printemps éblouissant s’était changé en trombe d’eau avant même que nous eussions atteint la porte cochère de l’hôtel Slowensky-Bazar qui est à Moscou ce que Dehmouth est à Saint-Pétersbourg. Quelle averse !
Source : Gutenberg

Frédéric Kohn-Abrest Zig-zags en Bulgarie (1879)

Les maisons sont plus grandes, plus européennes, plus cossues qu’à Sistowa, mais tandis que cette première échelle du Danube ne montrait que très-peu de traces de la guerre, Nicopolis en présentait l’horrible image. Avant de mettre pied à terre, dans la barque sur laquelle nous traversâmes le Danube, une âcre odeur de roussi nous saisit violemment à la gorge. Elle se dégageait d’un amas informe de décombres au-dessus desquels s’élevait un léger nuage de fumée : les ruines du bas quartier que les bombes et les obus avaient nivelé au ras du sol.
Source : Gutenberg

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