Résumé

Pierre de Bourgoing Le Duc de Mortemart et le Bon de Bourgoing… (1904)

Le prince, forcé, contre sa conviction, d'exécuter l'attaque, n'hésita pas un instant, obéit en soldat et répondit à l'aide de camp qui lui avait apporté l'ordre : « Dites à Sa Majesté que la grâce de Dieu et le courage de ses soldats peuvent nous donner la victoire ; mais, quel que soit le sort des armes, les troupes et moi nous avons la ferme confiance que l'Empereur ne doutera ni de notre obéissance, ni de notre zèle », montrant ainsi que « l'obéissance passive, même dans les positions les plus critiques, est la première qualité d'un militaire (1) ».
Source : Gallica

Pierre de Bourgoing Le Duc de Mortemart et le Bon de Bourgoing… (1904)

Je dis donc en plaisantant au comte de Langeron :
« Je devrais, mon cher général, faire tirer maintenant en votre honneur quelques coups de canon sur ce groupe si éminemment pittoresque de Turcs que nous voyons là-bas ; mais je crois que vous m'en dispensez.
— Vous avez raison, me répondit le général sur le même ton; je ne veux pas faire tuer des hommes pour ma bienvenue ; il est, de plus, parfaitement inutile d'engager une affaire. »
Source : Gallica

Pierre de Bourgoing Le Duc de Mortemart et le Bon de Bourgoing… (1904)

J'étais dans les mêmes termes de bonne amitié avec le chef des lanciers de Kharkoff. Le comte d'Anrep, très jeune encore, était parvenu au grade de colonel, et, comme son collègue du régiment de Saint-Pétersbourg, il se distinguait par son courage et l'amabilité de son caractère. Je dois, en général, rendre hommage au gracieux accueil que j'ai trouvé constamment pendant tout mon séjour dans l'armée de l'empereur Nicolas.
On vante avec raison l'hospitalité russe; c'est
réellement une qualité nationale, conservée comme un héritage des anciens temps.
Source : Gallica

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