Réguinot, Le Sergent isolé. Histoire d'un soldat pendant la campagne de Russie en 1812… (1831)
“ Verdau ! Je repondis : Français ! A ce mot, ils m'appelèrent brigand et vinrent sur moi; mais, lorsqu'ils virent mes béquilles, leur colère se calma. Ils me demandèrent où j'allais, et pourquoi je marchais la nuit. Je leur dis que je me rendais à l'hôpital de Tapiau, et que ne pouvant faire qu'une lieue en trois heures j'étais obligé de marcher de nuit. Je les priai de me donner un peu de schnap pour rétablir mes forces qui s'épuisaient. Ils furent au poste, m'apportèrent une gourde, et me laissèrent partir en me disant qu'ils avaient bien le temps de me rattrapper le lendemain. ”
