Pierre de Nolhac,
La vie amoureuse de Pierre Ronsard
(1926)
“ HÉLÈNE DE SURGÈRES- Ronsard a vieilli très vite. Les veilles, le plaisir, l'intense vie de l'esprit l'ont usé. Il passe à la campagne deux années de repos (1568-1570) , se partageant entre le Vendô-mois et la Touraine. La compagnie des Muses lui suffit. Des bruits cependant lui parviennent de la Cour et de Paris. Les poètes continuent à y briller, et l'un d'eux s'annonce comme un rival. Ce Philippe Desportes, qui fut à son école, commence à répandre des vers d'un style nouveau, dans le goût italien qui gagne chaque jour et dont les femmes raffolent. ”
