Résumé

Portrait de François de Callières François de Callières,  De la manière de négocier avec les souverains

“ Un vieillard est chagrin, difficultueux, trouvant à redire à tout, blâmant les plaisirs qu’il ne peut plus prendre, peu propre à s’insinuer dans les bonnes graces d’un Prince & de ses Ministres, & hors d’état d’agir par la lenteur & les incommoditez attachées à la vieilesse.
L’âge médiocre est le plus propre aux negociations, parce qu’on y trouve l’experience, la discretion & la moderation qui manquent aux jeunes gens, & la vigueur, l’activité & l’agrêment, qui abandonnent les veillards.
Un homme de lettres est beaucoup plus propre qu’un homme sans etude à faire un bon Negociateur
”
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Portrait de François de Callières François de Callières,  De la manière de négocier avec les souverains

“ Un bon Negociateur ne doit jamais fonder le succès de ses négociations sur de fausses promesses & sur des manquemens de foi ; c’est une erreur, de croire, suivant l’opinion vulgaire, qu’il faut qu’un habile Ministre soit un grand maître en l’art de fourber : la fourberie est un effet de la petitesse de l’esprit de celui qui la met en usage, & c’est une marque qu’il n’a pas assez d’étenduë pour trouver les moyens de parvenir à ses fins, par les voyes justes & raisonnables. ”
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Portrait de François de Callières François de Callières,  De la manière de négocier avec les souverains

“ Il ne suffit pas pour former un bon Négociateur, qu’il ait toutes les lumières, toute la dextérité & les autres belles qualitez de l’esprit : il faut qu’il ait encore celles qui dépendent des sentimens du cœur, il n’y a point d’emploi qui demande plus d’élévation & plus de noblesse dans les manieres d’agir. ”
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