Résumé

Portrait de Silvestre Pinheiro Ferreira Silvestre Pinheiro Ferreira Observations sur quelques passages du Manuel diplomatique de M. le baron Charles de Martens (1825)

L'agent diplomatique est dans la société politique des peuples , ce que le magistrat civil est vis-à-vis des citoyens dans chaque Gouvernement. Dés que son caractère fécial est constaté , on ne saurait, dans l'intérêt général, lui refuser nulle part l'inviolabilité la plus entière. C'est un ministre de paix, et l'état de guerre où peut se trouver le Souverain des pays qu'il traverse, soit avec son Gouvernement , soit avec celui auquel il est adressé, ne peut être un motif pour qu'on l'arrête dans l'exercice de ses hautes fonctions.
Source : Gallica

Portrait de Silvestre Pinheiro Ferreira Silvestre Pinheiro Ferreira Observations sur quelques passages du Manuel diplomatique de M. le baron Charles de Martens (1825)

Il est assez fréquent qu'un Gouvernement, soit par hasard et sans y mettre de finesse, soit au contraire
par un raffinement de stratégie diplomatique , au lieu de faire parvenir à une autre puissance, par l'entremise de son ministre auprès d'elle, les propositions, les insinuations ou même les nouvelles qu'il lui convient de portera sa connaissance, préfère d'en charger l'envoyé de cette Puissance résidant à sa propre Cour. Il est aisé d'entrevoir les abus auxquels une semblable méthode peut donner lieu, ainsi que les graves inconvéniens qui doivent en résulter.
Source : Gallica

Portrait de Silvestre Pinheiro Ferreira Silvestre Pinheiro Ferreira Observations sur quelques passages du Manuel diplomatique de M. le baron Charles de Martens (1825)

Aussi, lorsqu'il arrive d'ayoir à traiter avec ceux qui régissent les affaires d'un peuple en état d'insurrection contre son ancien Gouvernement, et que par égard pour celui-ci, on ne veut pas considérer le nouveau Gouvernement comme s'il était incontestablement indépendant, on ne lui envoie qu'un agent de troisième ordre, porteur de lettres de créance, du ministre des affaires étrangères , adressées au Gouvernement même. Par ce moyen, le Gouvernement nouveau est placé au même rang que le ministre qui, au nom de son souverain, lui envoie un agent, et est supposé agir lui-même au nom d'autrui.
Source : Gallica

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