Auteur : Charles de Moüy, Revue des Deux Mondes
“ Assurément les prévisions de M. Thiers n’étaient que trop fondées ; mais nous avions le devoir d’user jusqu’à la dernière extrémité des ressources de la diplomatie en vue de réserver nos chances, si faibles qu’elles fussent, d’éviter l’isolement et d’intéresser l’Europe à prévenir un dénouement désastreux. A vrai dire, c’était bien là, en tout état de cause, la mission même confiée à M. de Chaudordy, mission restreinte à cet effort, mais dans laquelle il devait se maintenir, comme un soldat à son poste, n’ayant ni à apprécier, ni à discuter les conditions de la paix. ”
