Résumé

Portrait de Emer de Vattel Emer de Vattel Le droit des gens, ou Principes de la loi naturelle appliqués à le conduite et aux affaires des nations et des souverains… (1863)

La justice ou l'injustice de la guerre n'apporte ici aucune différence ; non-seulement parce que, suivant le droit des gens volontaire, la guerre, quant à ses effets, est réputée juste de part et d'autre, mais encore parce que la guerre, juste ou non, est la cause de la Nation; et si les sujets qui combattent, ou qui souffrent pour elle, après être tombés, eux ou leurs biens, entre les mains de l'ennemi, se retrouvent par un heureux accident sous la puissance de leur Nation, il n'y a aucune raison de ne pas les rétablir dans leur premier état: c'est comme s'ils n'eussent point été pris.
Source : Gallica

Portrait de Emer de Vattel Emer de Vattel Le droit des gens, ou Principes de la loi naturelle appliqués à le conduite et aux affaires des nations et des souverains… (1863)

Le droit de sûreté autorise souvent à punir l'injustice ou la violence (a) . C'est un nouveau titre pour dépouiller un ennemi de quelque partie de ses biens. Il est plus humain de châtier une Nation de cette manière, que de faire tomber la peine sur la personne des citoyens. On peut lui enlever, dans cette vue, des choses précieuses, des droits, des villes ou des provinces. Mais toutes les guerres ne donnent pas un juste sujet de punir. La Nation qui a soutenu de bonne foi et avec modération une mauvaise cause, mérite plus de compassion que de colère, de la part d'un vainqueur généreux.
Source : Gallica

Portrait de Emer de Vattel Emer de Vattel Le droit des gens, ou Principes de la loi naturelle appliqués à le conduite et aux affaires des nations et des souverains… (1863)

Par rapport à la première vue, quiconque fait une guerre juste, est en droit de retenir ses prisonniers, s'il le juge à propos, jusqu'à la fin de la guerre ; et lorsqu'il les relâche, il peut avec justice exiger une rançon, soit à titre de dédommagement à la paix, soit, si la guerre continue, pour affaiblir au moins les finances de son ennemi, en même temps qu'il lui renvoie des soldats. Les Nations de l'Europe, toujours louables dans le soin qu'elles prennent d'adoucir les maux de la guerre, ont introduit, à l'égard des prisonniers, des usages humains et salutaires.
Source : Gallica

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