Résumé

Paul Pradier-Fodéré Cours de droit diplomatique à l'usage des agents politiques du Ministère des Affaires étrangères des États européens et américains… (1881)

L'office de la diplomatie, — en prenant, ce mot dans le sens d'art des négociations, et aussi en considérant la diplomatie comme un être abstrait, - est d'assuer le bien-être des peuples, de maintenir entre eux la paix et la bonne harmonie, tout en garantissant respectivement la sûreté, la tranquillité et la dignité de chacun d'eux. « Concilier les intérêts des nations, telle est la noble mission d'un diplomate, qui ne doit avoir d'autre objet que de cultiver les bonnes relations des États, ou de les rapprocher, de rétablir des relations, si malheureusement elles se sont rompues (2) . »
Source : Gallica

Paul Pradier-Fodéré Cours de droit diplomatique à l'usage des agents politiques du Ministère des Affaires étrangères des États européens et américains… (1881)

« S'il y avait un congrès général, le plus petit prince aurait le droit d'y députer, comme dans les États démocratiques le moindre père de famille a sa voix, aussi bien que le puissant et le riche. Que le prince qui a une armée de cent mule hommes soit, à l'égard de l'Europe, ce qu'est dans nos provinces le particulier jouissant de cent mille livres de rente ; que la fortune et le pouvoir décident les rangs et la considération, c'est un fait : faut-il en conclure qu'il ne reste pas aux faibles la faculté de parler et de se faire représenter » ?
Source : Gallica

Paul Pradier-Fodéré Cours de droit diplomatique à l'usage des agents politiques du Ministère des Affaires étrangères des États européens et américains… (1881)

Un roi détrôné ne peut exercer le droit d'envoyer des ministres publics, parce qu'il ne gouverne plus, il est dans l'impossibilité de gouverner, il a perdu l'exercice de la souveraineté. La représentation de l'État a cessé en lui, non-seulement dans les rapports internes, mais encore dans les relations internationales. Comment pourrait-il, dès lors, jouir du droit d'ambassade?
A qui l'exercice de ce droit appartiendra-t-il, dans ce cas ?
On n'hésite pas à admettre qu'il appartiendra au gouvernement de fait, c'est-à-dire au gouvernement qui sera actuellement en possession du pouvoir.
Source : Gallica

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