Résumé

Ernest Lehr Manuel théorique et pratique des agents diplomatiques et consulaires français et étrangers… (1888)

Assurément, ils sont inviolables; mais il ne faut pas confondre l'inviolabilité avec l'immunité de juridiction. L'inviolabilité n'a pas d'autre but que de protéger la personne contre les violences et les injures, mais non contre le droit. L'immunité a pour objet d'assurer aux fonctions diplomatiques la plus complète indépendance, mais elle ne peut' avoir pour résultat d'accorder au ministre public la faculté de commettre des délits : elle doit lui procurer la sécurité personnelle, non l'impunité.
Source : Gallica

Ernest Lehr Manuel théorique et pratique des agents diplomatiques et consulaires français et étrangers… (1888)

Ce qui est indispensable, c'est que les agents diplomatiques, reconnus et reçus comme tels, soient traités, même dans leurs affaires personnelles, avec des égards particuliers, afin qu'ils puissent remplir leurs fonctions avec une entière indépendance. La règle naturelle du droit international s'oppose à tout acte de souveraineté, judiciaire ou administratif, incompatible avec l'inviolabilité personnelle du ministre étranger et avec la dignité de l'Etat qu'il représente : ni plus ni moins.
Source : Gallica

Ernest Lehr Manuel théorique et pratique des agents diplomatiques et consulaires français et étrangers… (1888)

En définitive, qu'on reconnaisse ou non aux consuls un caractère public et diplomatique, il est incontestable qu'ils ont un droit absolu à certains privilèges, à certaines immunités sans lesquelles il leur serait très difficile de remplir leur mandat, et que ces immunités peuvent s'étendre non seulement à leurs personnes, mais encore au local de leur chancellerie ainsi qu'aux objets mobiliers qu'ils détiennent en leur qualité officielle.
Source : Gallica

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