Immunité diplomatique

Définition et enjeux

Em. Vercamer,  Des Franchises diplomatiques et spécialement de l'exterritorialité… (1891)

“ Il est vrai que l'immunité diplomatique intéresse moins la personne de l'agent que l'indépendance et la dignité de la nation qu'il représente, et que c'est pour cela qu'il jouit de la faculté de décliner la compétence des tribunaux de sa résidence, même lorsque son caractère public n'est pas engagé dans la cause. ”
Source : Gallica

Em. Vercamer,  Des Franchises diplomatiques et spécialement de l'exterritorialité… (1891)

“ S'il est un principe qui touche essentiellement à l'ordre public, c'est bien celui de la territorialité des lois et des juridictions, auquel l'immunité diplomatique déroge. Proscrire comme contraire à l'ordre public le fait de se placer soi-même sous l'empire du droit commun, par une renonciation à un privilège, vraiment, c'est une bien singulière théorie!
Il a toujours été admis, comme une maxime d'équité et de droit naturel, que chacun peut renoncer à ce qui a été établi en sa faveur, s'il n'en doit résulter aucun tort pour autrui.
”
Source : Gallica

Camille Montanari-Revest,  Traité de droit international public en temps de paix… (1880-1882)

“ En effet, aux temps barbares du moyen âge,les détenseurs de l'immunité absolue des agents diplomatiques la fondèrent avec raison sur l'état de fait exceptionnel dans lequel vivaient les peuples, état qui nécessitait des mesures également exceptionnelles. La vie des nations n'était alors que haine, soupçon et déloyauté. Aussi l'agent diplomatique n'aurait-il pas joui de la liberté et de l'indépendance nécessaires à l'accomplissement de sa mission, s'il avait dû répondre de ses actes devant une juridiction étrangère. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature