Résumé

Pierre Defourny Trois questions capitales : obéissance… (1872)

Mettons-nous à la place du prince Bismarck, nous comprendrons sa peur, et nous sentirons qu'il devait faire encore cette guerre. Il a peur que la parole de Justice n'ait de l'écho dans l'âme des fidèles, et qu'ils ne voient ! Car le jour où ils verraient, c'en serait fait. « Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit. »
Oui, voilà l'unique motif pour lequel le prince Bismarck fait la guerre au Pape et à l'Eglise.
Source : Gallica

Pierre Defourny Trois questions capitales : obéissance… (1872)

Et parce que la connaissance des principes du Droit des Gens, de la Loi supérieure qui doit diriger toutes les nations, parce que la connaissance de la justice n'existait plus, la voix des passions humiliées et froissées, et par conséquent irritées, pouvait seule se faire entendre.
Le seul repentir qui se soit manifesté en France après la défaite, a été le regret d'avoir commencé la guerre sans être prêt.
Le plus sanglant reproche au gouvernement déchu, chargé de veiller aux préparatifs, a été d'avoir dénoncé les hostilités sans être prêt.
Personne n'a fait un retour sur soi-même.
Source : Gallica

Pierre Defourny Trois questions capitales : obéissance… (1872)

Voilà ce que savent, aussi bien que les meilleurs diplomates, ces ouvriers, venus d'Outre-Manche pour demander à l'Assemblée nationale de France l'abolition de la Diplomatie noire, par le rétablissement d'une institution qui exista de tout temps, plus ou moins parfaite, excepté en ce siècle où elle s'est complètement éteinte: « Un tribunal pour juger des cas de guerre. » Ce qui serait, d'après leur énergique langage, le passage de l'Europe de l'état d'imbécillité et de crime, au règne du bon sens, de la justice et de la charité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature