Charles Aubertin

Résumé

Charles Aubertin Sénèque et Saint Paul

Le Saint-Esprit répand en toi et sur toi des sentiments élevés, sublimes, qui déjà par eux-mêmes attirent le respect. Aussi je voudrais que lorsque tu exprimes ces pensées excellentes, l’élégance du langage répondît à leur majesté.
Je ne veux rien te céler, mon frère ; je veux avoir la conscience en paix à ton égard. Je t’avoue donc que l’empereur a été frappé de ta doctrine. Entendant lire le commencement de tes réflexions sur la vertu, il s’écria : Je m’étonne qu’un homme sans lettres puisse avoir de tels sentiments !
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Charles Aubertin Sénèque et Saint Paul

Ne m’accuse donc pas, je te prie, de négligence et d’oubli, lorsque je me préoccupe du choix de mon exprès. Tu m’écris que mes Épîtres ont été favorablement accueillies par vous en certain endroit. Je me sens heureux de l’estime d’un homme tel que toi. Tu ne porterais pas ce jugement, toi, critique sévère, orateur habile, maître d’un prince si grand dans le monde, si ce n’était la vérité qui te fît parler. Je te souhaite de longs jours de santé.
LETTRE III.
sénèque à paul, salut.
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Charles Aubertin Sénèque et Saint Paul

César, je le sais, admire notre doctrine ; si toutefois son admiration nous fait défaut un jour, veuille bien ne pas t’en offenser, mais te tenir pour averti. Selon moi, tu as pris une détermination bien grave en portant à sa connaissance des dogmes si opposés à sa religion et à ses croyances. Comment as-tu été amené à désirer qu’un sectateur du culte des gentils fût instruit de nos doctrines ?
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