Jacques Arago,
Les Deux Frères ; la Capote du soldat…
(1841)
“ Le lendemain matin, après la parade, il y eut par ordre du colonel, inspection des sacs et hardes des soldats. Cette mesure inattendue fut pour Pierre Saletas un coup de foudre, et peu s'en fallut qu'il ne sortit des rangs et ne désertât. Il n'a plus sa capote, il n'a nulle excuse à faire valoir. Il a menti à l'empereur, en lui disant qu'il l'avait laissée au corps-de-garde, à fin de s'aguerrir contre le froid ; il n'a porté aucune plainte : il sera accusé de l'avoir vendue, et il se verra juger et condamner. ”
