Résumé

Rabourdin A mon ami Empereur, ex-maire d'Orsay… (1831)

Que parlez-vous d'envie, de haine et de calomnie ? qu'ai-je à vous envier, mon ami Empereur? faites-moi le plaisir de me le dire!
Dans quel coeur la haine trouva-t-elle un asile plus vaste et plus sûr que dans le vôtre ?
Quelle bouche distilla plus astucieusement la calomnie que la vôtre?
Gardez ces sentimens pour vous; ils sont depuis trop long-temps le mobile de toutes vos actions, et ne peuvent mourir qu'avec vous. Ne les léguez pas à ceux qui pour leur bonheur ne les ont jamais connus ; gardez-les.
Source : Gallica

Rabourdin A mon ami Empereur, ex-maire d'Orsay… (1831)

Vous me supposez l'ambition de devenir maire de la commune d'Orsay, et vous priez Dieu que je ne rencontre jamais de Rabourdin qui me paient de ma sollicitude pour le bien public par l'envie, la haine et la calomnie.
Si pour être maire, il suffit d'avoir un coeur droit, des intentions pures, le désir sincère de faire le bien de ses administrés, et de jouir d'une réputation intacte sous toute espèce de rapports, j'ose le dire, je puis être maire, n'en déplaise à mon ami Empereur.
Source : Gallica

Rabourdin A mon ami Empereur, ex-maire d'Orsay… (1831)

Le citoyen revêtu d'un caractère public doit, ditesvous, désirer la lumière, et toujours être disposé à montrer ses actes. Oui, mon ami Empereur ; mais quand ce citoyen met le boisseau sur la lumière ! qui diable sera assez malin pour y voir et juger ?
Vous faites l'éloge de votre administration. A vous entendre, mon ami Empereur, rien ne fut plus doux, plus paternel, plus régulier que ces quinze années d'administration !
Source : Gallica

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