François Joseph Genisset, Éloge de Ch.-Ant. Seguin, professeur en droit à l'Université de Besançon et membre de l'Académie de la même ville…
“ Un coup aussi affreux et aussi subit fut, en quelque sorte, pour le Professeur Seguin, le signe avant-coureur de celui dont il alloit être frappé luimême. Un an s'étoit à peine écoulé, qu'après avoir joui, toute sa vie, de la santé la plus ferme, fruit ordinaire d'une conduite bien réglée et du calme des passions, cédant enfin à l'opiniâtreté d'une fièvre qui, dans son principe, ne se montrait pas sous des symptômes alarmans, il mourut à sa campagne, dans la quatre-vingt-troisième aimée de son âge. MESSIEURS, l'homme qui a long-temps vécu sans se rendre utile, meurt tout entier. ”
