Droit de bourgeoisie

Définition et enjeux

Carlos Calvo,  Dictionnaire de droit international public et privé… (1885)

“ On appelle droit de bourgeoisie le droit de faire partie de la bourgeoisie ou des corporations de la cité et d'être considéré comme citoyen du pays pour les privileges et les immunités. Le droit de bourgeoisie comprend ordinairement le droit de nommer les magistrats de la cité et de pouvoir être élu aux fonctions municipales, le droit de posséder des immeubles dans le territoire de la ville, d'y faire le commerce, d'y exercer sa profession ou son métier, le droit de jouir des biens appartenant à la commune. ”
Source : Gallica

Portrait de Augustin Thierry Augustin Thierry,  Revue des Deux Mondes

“ L’esprit de la bourgeoisie proprement dite, des corporations urbaines, était libéral, mais étroit et immobile, attaché aux franchises locales, aux droits héréditaires, à l’existence indépendante et privilégiée des municipes et des communes ; l’esprit des corps judiciaires et administratifs n’admettait qu’un droit, celui de l’état, qu’une liberté, celle du prince, qu’un intérêt, celui de l’ordre sous une tutelle absolue, et leur logique ne faisait pas aux privilèges de la roture plus de grace qu’à ceux de la noblesse. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean Grave Jean Grave,  La Société future

“ Mais si nous voulons déposséder la bourgeoisie de cette propriété qu’elle détient, si nous voulons la déloger de ce pouvoir où elle s’est réfugiée comme dans une citadelle, ce n’est pas pour exercer l’autorité à notre tour, ce n’est pas pour permettre à une classe et à des individus de se substituer à elle dans l’exploitation de l’activité humaine.
La bourgeoisie, en 89, en s’emparant des biens de la noblesse et du clergé, s’est arrangée à en faire bénéficier quelques-uns des siens, au détriment de ceux qui y avaient droit, avant eux, puisqu’ils les cultivaient eux-mêmes.
”
Source : Wikisource

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