Résumé

Pham-Van Bach Le marxisme agraire et l'expérience russe… (1936)

En réalité, si la concentration capitaliste agricole facilite toute politique de socialisation de la terre, elle n'est point une condition sine qua non de l'avènement du socialisme agraire.
Toute la doctrine marxiste semble l'enseigner sans équivoque. Une concentration capitaliste agricole à sens unique n'est pas une loi marxiste de l'évolution de l'agriculture; alors que, d'un autre côté, les contradictions économiques et sociales engendrées par le développement mondial du capitalisme doivent inévitablement créer à la campagne les mêmes besoins de révolution qu'à la ville.
Source : Gallica

Pham-Van Bach Le marxisme agraire et l'expérience russe… (1936)

Par conséquent, le développement du capitalisme, la séparation des travailleurs et des moyens de production, la formation d'un prolétariat dont les intérêts s'opposent aux intérêts de la classe capitaliste sont une condition, préalable, sine qua non, de l'entrée du sol à la propriété collective. Aussi longtemps qu'on vivra dans une société de paysans propriétaires, de cultivateurs maîtres de leurs moyens de production, comme il n'y aura pas de prolétariat agricole, pas de classe exploitée par des propriétaires, il n'y aura pas de raison pour que la propriété devienne collective.
Source : Gallica

Pham-Van Bach Le marxisme agraire et l'expérience russe… (1936)

D'une masse de cent millions de paysans misérables et bornés, le socialisme agraire grandissant a fait des maîtres de la vie, en leur donnant avec la terre, les moyens de production et une économie sans crise, l'égale possibilité de se développer chacun selon ses capacités et sa vocation. Et c'est précisément ainsi qu'en Union soviétique, on espère faire de l'homme selon le mot de Staline «le capital le plus précieux». Car l'épanouissement de la personnalité humaine conduit aux découvertes, au progrès technique.
Source : Gallica

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