Résumé

René Milon Marxisme, communisme et socialisme africain (1962)

S'il n'en était pas ainsi, on ne s'expliquerait pas que la révolution socialiste n'ait pas déjà éclaté aux Etats-Unis et en Europe occidentale, là où se sont effectuées — comme Marx l'avait prévu — la concentration des entreprises et celle de la classe ouvrière, là où, comme Potekhine le répète à la manière d'un bon écolier qui se garde bien de mettre en doute le moindre enseignement de son professeur, « la classe ouvrière concentrée dans les grosses entreprises, représente une grande force, qui est de toute évidence capable de prendre la tête du mouvement de la société vers le socialisme ».
Source : Gallica

René Milon Marxisme, communisme et socialisme africain (1962)

Les communistes ne sont plus que des idéologues comme les autres ; leurs idées ne sont nullement scientifiques et l'on a parfaitement le droit de les rejeter.
Aucune fatalité ne pèse sur les sociétés, pas plus sur celles d'Afrique que sur celles d'Europe. Aucun mécanisme ne les condamne à déboucher inéluctablement dans le despotisme totalitaire à la façon soviétique. Un autre avenir leur est permis, et ceux qui veulent réaliser pour les hommes plus de bien-être, plus de justice, et plus de liberté ne sont pas condamnés le moins du monde à suivre les voies qui mèneraient au communisme.
Source : Gallica

René Milon Marxisme, communisme et socialisme africain (1962)

Ce qui importe, c'est que ce soit là la doctrine qu'invoquent les communistes, et c'est bien le cas.
On n'est pas marxiste, on n'est pas communiste si l'on ne croit pas à la dialectique de l'histoire, si l'on ne professe pas d'une part que l'évolution du capitalisme conduit inéluctablement au socialisme, et d'autre part que toute société doit nécessairement passer par la forme capitaliste avant d'arriver à la forme socialiste, — avant d'y arriver et afin d'y arriver.
Source : Gallica

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