Benoît Malon

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Résumé

Portrait de Benoît Malon Benoît Malon Le nouveau parti (1881)

A la concentration bourgeoise opposons la concentration prolétarienne. Tout nous y pousse. Le socialisme, en réclamant l'abolition des classes, est forcément l'ennemi de la classe dominante qui le lui rend bien. Or, un parti peut combattre un parti, mais seule une classe consciente et organisée peut se lever contre une classe armée de toutes les forces sociales. Nous ne prêchons pas la guerre des classes, elle est dans l'histoire et dans les faits, nous la subissons, et notre but est justement l'abolition des classes par l'avènement d'une civilisation socialiste 1.
Source : Gallica

Portrait de Benoît Malon Benoît Malon Le nouveau parti (1881)

Et seule elle le peut, parce que qui dit propriété privée, individuelle des moyens de production, dit exploitation sans travail, par la minorité propriétaire ou capitaliste, du travail de la niasse des producteurs non propriétaires; parce que le capital individualisé, personnalisé fait le travailleuroutil, n'entrant dans la jouissance des produits généraux du travail que jusle pour ses frais d'entretien et de reproduction; parce que le capitalisme, pour tout dire, a pour effet obligé, pour revers nécessaire, le salariat, cette dernière forme — la pire peut-être — de l'esclavage.
Source : Gallica

Portrait de Benoît Malon Benoît Malon Le nouveau parti (1881)

Voilà en effet, nous ne saurions trop le répéter, où en est de plus en plus réduite la classe ouvrière par la grandissante féodalité capitaliste. L'oeuvre de sang et de larmes s'achève, asservissant, spoliant et torturant les masses pour enrichir quelques parasites : ce sont les grands capitaux qui dévorent les petits, c'est l'expropriation féodale et spoliatrice, précédant et appelant l'expropriation sociale et justicière qui rendra aux producteurs ce que les barons de la finance leur ont pris.
Source : Gallica

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