Mademoiselle Kritsky

Résumé

Mademoiselle Kritsky L'évolution du syndicalisme en France (1908)

« Le prolétariat, pour sa lutte émancipatrice, trouve aujourd'hui, dans la corporation, sa base d'opération la plus sûre, comme jadis la bourgeoisie, par son affranchissement, trouva la sienne dans la commune.
« Il s'agit d'ouvriériser la société, de façon que sur les ruines d'un monde où l'on tenait à honneur de vivre noblement sans rien faire et où la féodalité s'essaya rapidement à jouir ainsi qu'avait joui l'ancienne ; il s'élève un monde plus juste où chacun puisse vivre de son travail et ne puisse vivre autrement.
« La clef de la question sociale c'est la corporation. »
Source : Gallica

Mademoiselle Kritsky L'évolution du syndicalisme en France (1908)

Travailleurs, sans exceptions de conditions, sachez que les syndicats unis et groupés sous l'égide de la Bourse du Travail ont un but précis et déterminé, c'est l'affranchissement et l'émancipation de tous les salariés.
Vive l'émancipation de tous les salariés.
Vive l'émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes (i) .
Cette activité de la bourse du travail, l'accroissement du mouvement ouvrier, surtout ses aspirations vers l'organisation de ses forces éparses commençait à inquiéter le gouvernement.
Source : Gallica

Mademoiselle Kritsky L'évolution du syndicalisme en France (1908)

La rupture entre la société bourgeoise et le mouvement ouvrier ne s'opère réellement que sur le terrain de la production. C'est en tant que producteur que le prolétariat industriel se révolte contre le mode de production capitaliste et l'ordre social qu'il a engendré ; c'est aussi en tant que producteur qu'il crée des institutions nouvelles renversant les systèmes traditionnels de la morale et du droit (i) .
Au nom de cette lutte de classe, le syndicalisme révolutionnaire est en rupture profonde avec la société bourgeoise, basée sur l'exploitation du travail producteur.
Source : Gallica

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