Élie Sonnette

Élements biographiques

Élie Sonnette De la Bourgeoisie et du suffrage universel (1850)

Et, si le règne du roi est fini, celui de l'homme pèse encore d'une manière immense et fatale sur la société entière ; le système a survécu car l'axe n'est point déplacé ; Sa Majesté a perdu sa couronne, mais elle s'appelle encore maître capital. La bourgeoisie déchue de son privilège politique par le suffrage universel , ne veut rien perdre des autres monopoles matériels qu'elle s'était arrogés ; elle oppose une résistance d'autant plus grande à toute innovation que le mouvement, pris à sa source, a une plus grande force.
Source : Gallica

Élie Sonnette Essai d'une préface au code civil… (1850)

On se plaint dans la bourgeoisie de ce que les éducateurs du peuple le reportent aux doctrines de Baboeuf, et on ne s'aperçoit pas, dans cette classe, qu'à l'entendre il faudrait faire reculer le peuple au-delà même du moyenâge si elle se sentait assez forte pour l'écraser sous le poids de ses monopoles. Elle oublie qu'un déluge de feu se prépare, qui doit déborder sur le monde, et la vieille société qui s'y noiera ne trouvera qu'un brin d'herbe auquel elle s'accrochera, le croyant assez fort pour empêcher son naufrage.
Source : Gallica

Élie Sonnette De la Bourgeoisie et du suffrage universel (1850)

La dernière révolution a une cause très antérieure à son explosion, qui ne s'est subitement révélée que parce que les cultes de classes allaient se multipliant. — Mais, de l'aveu de Louis Blanc, une révolution n'a de durée qu'autant qu'elle est dans l'instinct du peuple; et je pense que la nôtre y est, sans quoi, après tous les échecs subis depuis 20 mois, elle n'aurait pas pu résister à tous les obstacles qu'elle a rencontrés de la part de cette bourgeoisie tremblante encore au souvenir de la chute de son maître.
Source : Gallica

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