Guillaume-Casimir Pertus, Les échos poétiques : odes, ballades et poésies diverses… (1865)
“ Mais la rose, au buisson ravie, La rose, au velours si brillant, S'échappe, ô vierge, en s'effeuillant, De ton front rayonnant de vie ! Mais les yeux sont faits pour les pleurs, Car toute joie est fugitive, Et le temps à l'âme captive, Tôt ou tard, porte ses douleurs ! Dans ce riant vallon, où tout n'est que verdure, Où l'oiseau vole et chante, où le zéphyr murmure, Souvent, au pied d'un hêtre, on voit seule, à l'écart, Une jeune bergère, au triste et long regard, Qu'elle attache à la croix de son pâtre fidèle Qui dort, à quelques pas, et pourtant si loin d'elle ! ”
