Guillaume-Casimir Pertus

Résumé

Guillaume-Casimir Pertus Prenez garde, ou le Livre des représentants… (1848)

Eh bien! vous, Représentants du Peuple, à qui la nation vient de confier en quelque sorte une mission sacerdotale, commencez par sonder vos propres consciences, et, s'il y a lieu, prenez garde, selon l'expression de l'Evangile, de ne savoir dépouiller le vieil homme, prenez garde de ne pas être assez purs pour purifier les autres !
Sachez-le bien, Représentants du Peuple, cette révolution n'est pas une révolution politique : c'est une révolution sociale.
L'âme d'une révolution politique, c'est l'ambition; l'âme d'une révolution sociale, c'est le dévouement!
Source : Gallica

Guillaume-Casimir Pertus Prenez garde, ou le Livre des représentants… (1848)

La Noblesse, sur son drapeau, étalait fièrement l'orgueilleux blason d'une famille, expression restreinte du privilège. La Bourgeoisie mit sur le sien ces mots: Liberté, Ordre public, froide devise, bien digne de ceux qui avaient peur d'être troublés dans la tranquillité de leur égoïsme. La Démocratie, qui veut être la fusion de tous les citoyens, inscrit sur sa bannière les trois mots les plus sublimes de la pensée humaine : Liberté, Egalité, Fraternité, c'est-à-dire union par la force, par le bonheur, par l'amour!
Source : Gallica

Guillaume-Casimir Pertus Prenez garde, ou le Livre des représentants… (1848)

Vous tous enfin, misérables prolétaires, qui sondez toujours l'avenir avec anxiété, regardez les riches dépenser follement la vie qui est trop lente à s'écouler pour les nombreux plaisirs que leur promettent leurs espérances du lendemain ! N'allez pas toutefois envier leur sort; au nom de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, vous êtes autant qu'eux, vous êtes du peuple souverain!
Amère, trois fois amère dérision, qui devrait soulever le coeur de ceux qui veulent que cette révolution de 1848 ne soit que politique!
Source : Gallica

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