Résumé

Guillaume-Casimir Pertus La République ou Henry V, quelques mots à Bonaparte… (1849)

N'importe ! s'il a détruit la République, qui n'existait déjà plus que de nom, il a constitué un pouvoir qui, tout-unitaire qu'il est, n'en est pas moins basé sur des institutions révolutionnaires. Bien plus, la constitution de l'empire établissait une sorte de socialisme militaire, puisqu alors toute la nation semblait être dans l'armée, et que là chacun s'élevait selon son courage et son mérite. En un mot, la première partie de la Révolution, c'est-à-dire celle de l'Egalité morale, était organisée par les institutions de l'empire.
Source : Gallica

Guillaume-Casimir Pertus La République ou Henry V, quelques mots à Bonaparte… (1849)

Le pays des Pharaons le renvoie entouré d'un prestige de gloire qui le fait mettre définitivement à la tête de cette grande et belle Révolution sur le point de rétrograder par la lutte entre les Royalistes et les Jacobins. Ceux-ci rêvent un avenir encore mal défini ; ceux là prétendent reconstruire un passé à jamais détruit; ni les uns ni les autres n'ont la majorité du pays ; mais entre ces deux camps se trouvent tous les éléments conquis pour édifier le présent, c'est-à-dire constituer à jamais le règne de l'Egalité morale.
Source : Gallica

Guillaume-Casimir Pertus La République ou Henry V, quelques mots à Bonaparte… (1849)

Oui, citoyen Président, à l'exception des hobereaux et des meneurs éhontés du parti rétrogade, la réaction n'est autre chose que l'instinct socialiste des masses qui, si l'on n'y prenait garde, se fourvoierait dans, un chemin de traverse, parce que les impuissants du gouvernement provisoire n'ont pas eu assez de virilité d'esprit pour diriger leurs premiers pas sur la grande route de l'avenir.
N'importe ! le Socialisme, autrement dit le second terme de la grande révolution égalitaire, n'en triomphera pas moins un jour.
Source : Gallica

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