Résumé

Le banquet des égaux. Londres, 24 février 1851 (1851)

Solidarité dans la production; car toute production est inséparable du travail antérieur et du travail contemporain.
Solidarité dans la consommation; car tout homme ayant fait son devoir entier a son droit entier; car la règle du droit et du devoir de chacun et de tous est la loi de la nature; la capacité imposant plus de devoirs sans donner plus de droits.
Tous pour tous, c'est l'Égalité; tous par tous, c'est la Liberté; tous à tous, c'est la Fraternité.
Nous adhérons donc, citoyens, sans restriction aucune, à votre profession de foi sociale.
Source : Gallica

Le banquet des égaux. Londres, 24 février 1851 (1851)

Frères prolétaires, la force brutale ! voilà ce que l'humanité a trouvé devant elle, sur toutes les routes de son affranchissement.
Toutes les institutions sont comme autant de nuages trompeurs étendus sur l'inégalité, sur l'injustice, et si ces nuages viennent à s'entrouvrir quelque part, ce qu'on aperçoit au travers, ce sont de longues files de soldats, des rangées de législateurs en métal.
Aux yeux des rois, la force ne peut être vaincue que par la force, et c'est avec mépris qu'ils regardent les efforts du Peuple, tant qu'il n'a pas le glaive en main.
Source : Gallica

Le banquet des égaux. Londres, 24 février 1851 (1851)

Dans la sympathie du vrai peuple de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, Citoyens, nous reconnaissons encore les signes des temps. Elle touche à sa fin, l'époque où les armées d'une nation marchaient contre une autre nation pour livrer les batailles des tyrans, pour opprimer et égorger des hommes dont le seul crime était de combattre pour la liberté. La grande et vraiment sainte alliance, l'alliance des nations est commencée, et, à l'aspect de ses étendards glorieux, l'alliance impie des despotes disparaîtra comme les ténèbres devant les rayons du soleil.
Source : Gallica

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