Résumé

Élie Sonnette Essai d'une préface au code civil… (1850)

De tous les signes précurseurs de la décadence des nations, outre ceux qui résultent de l'indifférence des hommes pour leurs institutions morales, j'ai reconnu par l'étude de l'histoire que l'on devait placer au premier rang le mépris que font de la poésie les nations en décrépitude. En effet, la poésie, aspiration des âmes, n'est-elle pas, chez les peuples jeunes, une sorte de législation qui adoucit les moeurs ? Et, dès qu'ils s'y montrent indifférents, ne commencent-ils pas à incliner au matérialisme pour aller de là tomber....
Source : Gallica

Élie Sonnette Essai d'une préface au code civil… (1850)

On se plaint dans la bourgeoisie de ce que les éducateurs du peuple le reportent aux doctrines de Baboeuf, et on ne s'aperçoit pas, dans cette classe, qu'à l'entendre il faudrait faire reculer le peuple au-delà même du moyenâge si elle se sentait assez forte pour l'écraser sous le poids de ses monopoles. Elle oublie qu'un déluge de feu se prépare, qui doit déborder sur le monde, et la vieille société qui s'y noiera ne trouvera qu'un brin d'herbe auquel elle s'accrochera, le croyant assez fort pour empêcher son naufrage.
Source : Gallica

Élie Sonnette Essai d'une préface au code civil… (1850)

« des droits et des devoirs antérieurs et supérieurs aux lois positives » (Constitution) , et, depuis notre dernière révolution, c'est le suffrage universel qui est comme la colonne immuable sur laquelle ces préceptes pourront être burinés d'une manière ineffaçable.
C'est ce libre droit de souveraineté absolue qui doit à l'avenir être en fait la préfacé obligée de toute loi sérieuse. Au peuple français appartient aujourd'hui d'oublier et de faire oublier avec le temps à l'univers cette pensée du poète Corneille :
« Le pire des états, c'est l'état populaire. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature