Élie Sonnette, Essai d'une préface au code civil… (1850)
“ De tous les signes précurseurs de la décadence des nations, outre ceux qui résultent de l'indifférence des hommes pour leurs institutions morales, j'ai reconnu par l'étude de l'histoire que l'on devait placer au premier rang le mépris que font de la poésie les nations en décrépitude. En effet, la poésie, aspiration des âmes, n'est-elle pas, chez les peuples jeunes, une sorte de législation qui adoucit les moeurs ? Et, dès qu'ils s'y montrent indifférents, ne commencent-ils pas à incliner au matérialisme pour aller de là tomber.... ”
