Jean-Baptiste Vitteaut

Résumé

Jean-Baptiste Vitteaut Sur la Situation plus que critique… (1883)

A Monsieur le Président de la République française
MONSIEUR LE PRÉSIDENT,
J'ai cru devoir, dans le temps, comme citoyen sous le régime du suffrage universel, vous faire observer qu'on n'aboutirait à rien avec l'athéisme officiel ou public et avec la licence d'une presse impie. Les leçons de l'histoire sont là qui nous l'enseignent, la saine philosophie nous l'apprend, et personne n'ignore que, dans les grandes républiques antiques, il y avait une loi qui condamnait à l'ostracisme celui qui publiquement manquait aux dieux de la patrie.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Vitteaut Sur la Situation plus que critique… (1883)

Ne craignons pas, Monsieur le Président, de nous compromettre par-devant des pygmées et des vauriens, des misérables, comme vous venez de les qualifier, en affirmant Dieu, fléchissant le genou devant lui, comme on a toujours fait et comme votre collègue de la grande République américaine le fait encore dans les jours de calamités. On ne se compromet jamais politiquement ou autrement avec Celui qui a créé les sociétés et les conserve. Abjurons nos erreurs, et demandons au Ciel sa protection.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Vitteaut Sur la Situation plus que critique… (1883)

Le nombre, quoiqu'en disent cet homme des décadences et ses partisans, est et ne sera jamais que le nombre, c'est-à-dire la force. De sorte que si la loi du nombre était le droit, elle serait le droit de la force. Avec un suffrage universel sans garantie matérielle aucune, comme nous l'avons, sans garantie intellectuelle, sans garantie morale, nous descendons légalement.
Source : Gallica

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