Résumé

Albert-Antoine Perrin Troisième lettre politique. M. Gambetta et le suffrage universel… (1872)

Jamais, en aucun temps, combats plus sanglants ne furent livrés dans les rues que depuis que nous possédons l'instrument rédempteur qui devait inaugurer l'ère de la concordé; jamais les esprits ne furent plus agités, les convoitises plus ouvertes que depuis le jour où la maladie politique fut inoculée par le suffrage universel à des hommes qui se trouveraient bien mieux de travailler, exerçant des métiers qu'ils connaissent, — que de politiquer,— s'égarant au milieu de questions complexes qu'ils ignorent.
Source : Gallica

Albert-Antoine Perrin Troisième lettre politique. M. Gambetta et le suffrage universel… (1872)

Dans tous les cas, le suffrage universel, si capricieux, si mobile, est le maître, ce qui n'est guère plus rassurant pour les conservateurs que pour les radicaux. Si réellement l'avenir devait appartenir aux plus sages, les radicaux seraient perdus, mais s'il doit récompenser les efforts des plus actifs, il faut reconnaître que toutes les chances sont pour eux.
Source : Gallica

Albert-Antoine Perrin Troisième lettre politique. M. Gambetta et le suffrage universel… (1872)

Je confesse d'ailleurs que le triomphe du Chef justifierait amplement les prétentions des disciples, tous convaincus que la sainte République va transformer leurs paletots râpés en habits brodés, leur bleu démocratique en vieux vins blasonnés, leurs compagnes frippées en préfètes élégantes, leurs mansardes en hôtels confortables, luxueux. Lorsqu'ils en sont là, il est vrai, ces citoyens se transforment presque tous en bons bourgeois, pleins d'aversion pour les émeutes, de respect pour les lois, qu'ils s'efforcent de défendre.
Source : Gallica

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