Albert-Antoine Perrin

Albert-Antoine Perrin,  Deuxième lettre politique. Le Peuple le plus spirituel du monde… (1872)

“ Le pays est livré par le suffrage universel à la République écarlate. Et après? Les fous, les furieux, les imbéciles, les braillards prétentieux sont nos maîtres. Le bouleversement général est à l'ordre du jour. Le torrent populaire s'écoule avec fracas, renversant, brisant tout sur son passage. Pense-t-on que cela pourrait durer bien longtemps ? Croit-on que la France assisterait, impassible, à ses propres funérailles? Non, certes, et la raison enchaînerait la démence. Mais quelle tempête d'abord, quels crimes, quelles douleurs ! Gambetta, dit-on, et je le crois, se mettrait en travers. ”
Source : Gallica

Albert-Antoine Perrin,  La guerre, l'empire de Gérolstein… (1871)

“ L'Empire, par la plus inconcevable incurie avait brisé nos armes. La République, oeuvre d'une minorité imperceptible, brillante à sa tête, ignoble à sa queue, se défiant du suffrage universel, lui préférant les acclamations de la lie populaire, s'érigeant, dès la première heure, en dogme indiscutable, épouvantant tout le monde, menaçant tous les intérêts, glaçant tous les courages, s'aliénant l'Eglise, qui est une grande puissance ”
Source : Gallica

Albert-Antoine Perrin,  Troisième lettre politique. M. Gambetta et le suffrage universel… (1872)

“ Jamais, en aucun temps, combats plus sanglants ne furent livrés dans les rues que depuis que nous possédons l'instrument rédempteur qui devait inaugurer l'ère de la concordé; jamais les esprits ne furent plus agités, les convoitises plus ouvertes que depuis le jour où la maladie politique fut inoculée par le suffrage universel à des hommes qui se trouveraient bien mieux de travailler, exerçant des métiers qu'ils connaissent, — que de politiquer,— s'égarant au milieu de questions complexes qu'ils ignorent. ”
Source : Gallica

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