Résumé

Édouard Alletz Signes de l’esprit nouveau dans le Parlement

Les idées révolutionnaires y tombent heureusement d’une même ruine. Ces dernières, à vrai dire, ne sont que des passions. C’est une haine des institutions qui régissent la France, un goût effréné de changement, un mélange d’envie et d’orgueil, un rêve de perfectibilité pour les uns, de plaisir dans la destruction pour les autres. Mais la portion du pays la plus éclairée, la plus puissante, la plus capable d’opérer une révolution, celle qui en a déjà fait deux, est décidée et intéressée à n’en pas faire une nouvelle.
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Édouard Alletz Signes de l’esprit nouveau dans le Parlement

La France veut jouir de la paix, de la fortune et du bonheur, après s’être rassasiée de révolutions, de guerres et de conquêtes. Son but est de travailler à se rendre de plus en plus digne de la liberté et de civiliser les portions encore barbares et arriérées du monde, par le commerce, la science et le christianisme. Ses mœurs prendront le caractère que leur imprimeront une sage liberté, l’intervention du pays dans les affaires, les arts de la paix et l’habitude du travail. En général, les mœurs des peuples ont quelque chose de grave et de religieux
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Édouard Alletz Signes de l’esprit nouveau dans le Parlement

DANS LE PARLEMENT [1] .
Ce qu’on appelle l’esprit d’une époque n’est qu’une certaine harmonie entre les lois, les coutumes et l’opinion. Être de son temps, c’est apercevoir cet ensemble et y conformer son jugement et sa conduite. Mais après les révolutions qui changent les lois à leur source, cette chaîne se rompt ; la politique courante est détournée de son lit ; les mœurs contredisent les lois, et la nouvelle constitution d’État a un sens caché, comme un oracle dont peu d’initiés ont le secret.
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