Marcellin de Bonnal

Résumé

Marcellin de Bonnal Ni cléricalisme politique ni démagogie (1871)

Ceux qui ne possèdent point une croyance, et leur nombre aujourd'hui est effrayant, doivent la conquérir par la science; car, nous ne cessons de le redire depuis l'âge de vingt ans, et contrairement à l'esprit de l'enseignement scientifique moderne, savoir, savoir peu ou beaucoup, mais bien savoir, c'est croire !
En l'absence d'un principe moral de vie, dans la société, absence d'abnégation, de dévouement, de sentiments généreux, de résignation, de vrai courage, de travail lent et fructueux, d'ordre, d'économie féconde, de stabilité pour la famille, de lien d'étranger à étranger
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Ni cléricalisme politique ni démagogie (1871)

Le devoir ! la conscience ! mais, sans foi morale, la conscience et le devoir, pour peu qu'on raisonne avec logique, ne sont que de sauvages instruments de mutilation. Sans croyances, il n'y a de rationnel que le matérialisme le plus effrontément audacieux. Or, comme nous l'écrivions au début de notre carrière, à l'âge presque de l'enfance : « Le matérialisme, logiquement, c'est l'égoïsme; l'égoïsme, c'est l'amour de soi, la négation d'autrui et, par suite, la dissolution sociale. »
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Ni cléricalisme politique ni démagogie (1871)

Le travail sensé et une sage méditation mènent à Dieu plus sûrement encore, c'est-à-dire à la domination de soi et des événements, à l'opulence matérielle et morale, et ces mêmes masses craindraient de perdre un temps précieux, si elles ouvraient ainsi à l'âme humaine de nouveaux horizons en dehors de l'horizon terrestre.
Eh bien ! vous ne ferez jamais de grands politiques ; vous n'obtiendrez de véritables citoyens ; vous ne constituerez solidement la société, que par une inébranlable foi en Dieu, que par le sentiment si viril, si fécond, si humblement fier d'une autre vie.
Source : Gallica

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